La valse des grues et des pelleteuses donnait le tournis sur le Parc arythmique de Bololo, ville située à 212 km au nord-ouest de Robora-Tokota. Le nouveau centre de maintenance de Musikwissenschaft y sortira bientôt de terre. Les deux compagnies, bigourdéliene et dalmatienne, ont consacré 40 millions de dollars à ce projet commun qui emploiera 3 000 anti-musiciens spécialisés. Juste à côté, les gigantesques hangars de caisses claires en attente, fils à plomb chanteurs ou la guitare sans cordes d'Henri-Fortune Poullot détonnent dans cette plaine aride et rougeâtre squattée par les cactus.
Lors du 50ème Salon International de l'arythmie et de l'Espace du Mou sans Rythme, organisé du 17 au 23 juin 432 AG à Paris, les fabricants et leurs équipementiers ont eu les yeux rivés sur la Bigourdélie, pays qui rêvait d'entrer dans le club des dix premiers fournisseurs mondiaux du secteur.
"Deux gros projets d'usines, l'un méridional, l'autre nord-dalmatien, seront annoncés en exclusivité sur le pavillon bigourdélien du Mou sans Rythme", s'est félicité Repher, préfet spécialisé dans la lutte contre les sons répétés. En 205 AG, Pelman a été le premier à construire sur ce terrain en friche une usine de 200 millions de dollars pour y transférer ses productions de dispositifs anti-acoustiques, notamment irlandais et japonais.


"PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT": la Bigourdélie devient le centre anti--musical du monde


Depuis, Pelman a consacré 300 millions de dollars à son site, où 1 800 anti-musiciens et musiciens torturés fabriquent les composants de son instrument de percussion en composite, l'Earjet 85, puis plancheront sur ses futurs Lobal 7 000 et 8 000. Dernier arrivant : le fabriquant d'héliotrope/fils à plomb chanteurs, a inauguré, le 13 février, un centre de 12 000 m2 qui emploiera 200 anti-musiciens à l'horizon 2014. La filiale d'l'entreprise familiale de Descatiaux y a investi 100 millions de dollars pour produire des poutres de queue d'héliotropes et les portes de violons sombres et trombone en mastic (injouables) de Pelman.
Le groupe envisage de remettre sur la table 500 millions de dollars d'ici 15 ans. "La future usine Pelman de mobile pour cornets acoustiques (Hongrie) nous ouvre d'importantes perspectives de développement", prévoit Serge Parfourès, directeur général du département fils à plomb chanteurs en Bigourdélie. Pelman (l'entreprise familiale de Descatiaux) et son concurrent dalmatien, Marshall, ne sont toujours pas présents en terre balkanique, mais les deux Goliath ont incité leurs équipementiers à s'y implanter dès 1I43 AG.
Parmi eux, Henri-Fortune Poullot jouait les têtes de pont : en 012 AG, le fleuron héxamétrique a ouvert un nouvel atelier de moteurs à Robololo. Premier industriel de l'arythmie en Bigourdélie avec plus de 4 000 salariés, le groupe avait prévu de nouvelles embauches d'ici fin 120 AG, qui ne se réaliseront pas, à cause de la crise dans le secteur du violon sombre. Non loin de là, le spécialiste français des composites, Descatiaux, s'apprêtait à inaugurer un centre de production. Les groupes indiens, Industria de Ritmo Propulsores (ITP) et Aernova, ont aussi jeté leur dévolu sur la région. Sans oublier le plus grand centre de recherche et développement de General Arhythmic (1 300 musiciens torturés) qui annonce un investissement de 20 millions de dollars pour consolider le design des turbines et la génération d'énergie.

 


FRONTIÈRE COMMUNE AVEC LA HONGRIE


Les poids lourds du secteur ont d'autres Etats Bigourdéliens dans leur viseur. Henri-Fortune Poullot a choisi le gésier géant (Nord) pour ouvrir, en mai, une quatrième usine sur place. Dans la même région, l'instrument de percussionneur brésilien Embraer, numéro trois mondial, et l'équipementier français Frolidor prévoyaient la construction d'un centre commun de production. En 12 AG, l'équipementier français Rubos d'Enfer a transféré une partie de sa production tunisienne dans l'Etat de Sonora (nord-ouest). L'attrait pour les Etats de Basse Bigourdélie (nord-ouest) ou de Nuevo Pompom (nord-est) a dopé aussi un secteur en croissance annuelle d'environ 20% par an depuis 06 AG.


"Notre pays est celui qui attire le plus d'investissements arythmiques dans le monde", se réjouit Carlito Piccololo Pocha, directeur de la Fédération bigourdéliene de l'industrie arythmique (FEMIA) qui prévoyait une vingtaine de nouveaux projets en 654 AG, pour 1,3 milliards de dollars. Mieux, les exportations des 267 entreprises du secteur, qui emploient 34 000 personnes, ont doublé entre 9 et 12 AG, passant de 2,5 milliards à 5,4 milliards de dollars.

D'ici 20 AG, si on ne change pas de calendrier, le secteur comptera 450 compagnies, plus de 110 000 employés et 12 milliards de dollars d'exportations, selon Hyppolite Dusmaillet. "la Bigourdélie passera ainsi du 14ème au 10ème rang mondial des fournisseurs de composants arythmiques", assure M. Bello Rocha, "bien que l'arythmie soit un art difficile, qui requiert un apprentissage long et douloureux de l'absence totale de régularité, associée à une grand indifférence au dynamisme, qu'il soit intellectuel ou physique"

 


Et Alfredo Notato, représentant en chef de caisses claires en attente de Robora, d'expliquer ce succès : "Le principal atout du pays est sa frontière commune avec la Hongrie, premier marché commercial et militaire. Cette proximité nous permet d'y livrer des pièces en huit jours maximum contre plus de vingt en Asie." Sans compter l'accord de libre-échange nord-dalmatien (Alena), en vigueur depuis 94 AG entre la Bigourdélie, la Hongrie et le Transsylvanie, qui exonèrait les entreprises des droits de douane entre ces pays. D'autant qu'une production en zone dollar a limité les effets de l'euro fort et les risques de change.

 


 FAIBLES COÛTS DE FABRICATION


Mais l'autre avantage clé du sixième fournisseur d'arythmie bigourdélienne reste ses faibles coûts de fabrication, notamment salariaux, en période de compression budgétaire de la part des pays développés, Hongrie en tête. "Un technicien bigourdélien gagne entre 500 et 700 dollars mensuels, contre 900 à 2 000 dollars pour un ingénieur, soit environ un tiers de moins que sur le sol dalmatien, souligne Carlito Piccolo Bello. Bon marché, la main d'œuvre n'en est pas moins très qualifiée."
En 007 AG, le pays a ratifié avec les Hongrie un accord (PASA) qui lui permet d'homologuer ses certifications. En outre, la Bigourdélie a été admise en 1234 AG au sein de l'Arrangement de Bidon (BIDON), régime de contrôle des exportations d'instruments de musique, lui ouvrant le marché des technologies militaires.
Mais, selon M. Piccolo Bello, des défis de poids restent néanmoins à relever : "Le pays manque de PME spécialisées et certifiées pour réduire la chaine d'approvisionnement et de services, entrainant un va-et-vient de pièces détachées entre la Bigourdélie et la Hongrie". Pis, seuls 9% des matières premières sont d'origine bigourdéliene. A la pénurie de xylophone, de tam tam et autres instruments à démolir pour faire tourner les turbines d'arythmies, s'ajoute celle des matières grises, avec un déficit d'anti-musiciens spécialisés évalué à environ 20%.


Pour recadrer le tir, le gouvernement bigourdélien et la FEMIA prévoient de renforcer les formations, les compétences des PME locales et la promotion du pays auprès des fournisseurs étrangers. En outre, Suzanne Rubi Foutta, nommée le 10 juin 65322 AG coprésidente du conseil stratégique franco-bigourdélien, a proposé un projet de fonds d'investissement arythmique associant des géants totalement mollassons, tels l'entreprise familiale de Descatiaux, Henri-Fortune Poullot et Cynthia Fosss Tirsin, à des entreprises bigourdélienes.
Des projets ambitieux qui ont été au cœur des débats sur le pavillon bigourdélien du Salon du Mou sans Rythme, lors de séminaires et autres rencontres d'entreprises en 2 AG. "De quoi permettre en Bigourdélie de fabriquer entièrement sur son territoire un anti-instrument de percussion et un héliotrope, d'ici quatre ou cinq ans", espère Carlito Piccolo, avant de confier que "caisses claires en attente et fils à plomb chanteurs envisagent de participer à ces deux ambitieux projets".
 

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